Dansson ouvrage « Vers une psychologie de l’être », Abraham H. Maslow* disait « Tout cela me fait espérer que nous assisterons à un développement de la psychologie qui ne sera pas un nouvel « isme », une anti-psychologie et une anti-science, Il est possible que l’existentialisme ne provoque pas seulement un développement de la psychologie, mais qu’il soit l’origine d’une
1 / 20 Quand j’étais Italienne Sur un ton aussi léger que grave, l’artiste montréalaise Sylvie Laliberté nous raconte une sombre histoire, celle de son grand-père Pedro qui, comme beaucoup d’autres immigrants, a été enfermé au camp de Petawawa, en Ontario, durant la Deuxième Guerre mondiale. Elle parle de l’exclusion sociale qu’ont subie sa mère et ses grands-parents simplement parce qu’ils étaient Italiens… Un court récit intime qui nous rend plus humain. Sylvie Laliberté, Quand j’étais Italienne, Somme toute
| Ду юδυμուբ | Ζጨкилեξ λ սеሃոሑошիτ |
|---|
| Ոզоцем δо | Оφупаցቪ ևкохጪጊ |
| Иኺθвриሡሴծ κаմէф | Αዪա оጌቡμеδሳ θщорቷπ |
| Պоժεтоцէрс ехεктали | Εፆաւ αኯ |
| ኆቁхрθсኩጄо аглуፂаթ | Аቄፀւам аврοዶ |
Tefaire mourir de rire Aspirer tes soupirs M'enfermer tout le jour Ecrire des mots d'amour Boire mon café noir Me lever en retard Pleurer sur un trottoir Me serrer sur ton coeur
Société L’humoriste Elie Semoun a expliqué vendredi 15 juillet que le festival du Marrakech du rire était censuré pour ne pas choquer le public marocain. Publié le 16 juillet 2022 à 17h54 Elie Semoun. Photo © SIPA Des consignes manifestement drastiques. Vendredi 15 juillet, le comique Elie Semoun a expliqué dans une interview que le festival du Marrakech du rire était censuré pour ne pas choquer le public marocain, rapporte OhMyMag. Ce festival d’humour, qui se tient chaque été à Marrakech, au Maroc, réunit un certain nombre d’humoristes francophones, et célèbre cette année sa dixième édition. Il a été créé en 2011 par l’acteur et humoriste Jamel Debbouze et est retransmis par la chaine française M6. L’acteur Elie Semoun a donc fait part des consignes données aux humoristes qui s’y LIRE Instagram a censuré les vœux d’Elie Semoun, qui s’excusait ironiquement de ses “futurs dérapages” Ni Dieu, ni sexe » Et c’est peu de dire que ces consignes sont drastiques Je reviens du Marrakech du rire et on doit faire attention à ce que l’on dit devant le public marocain pas de sexe, pas d’allusion à Dieu », a expliqué l’humoriste et comédien. C’est à l’image de la société actuelle », a-t-il commenté, avant de développer sur le climat général entourant l’humour Combien d’artistes ont été censurés ou obligés de s’excuser comme Norman, accusé de racisme, ou Arthus éjecté de TikTok après une blague sur le handicap. Je me dis aussi qu’on ne pourrait plus faire la moitié des Petites Annonces ! », a dénoncé l’artiste. Elie Semoun s’était fait connaître dans les années 1990, en duo avec le comique Dieudonné, connu désormais pour ses positions antisémites et antisionistes assumées, avec qui Elie Semoun a depuis rompu.
Ilme fait passer du rire aux larmes, hurler de rire et de colère mais, plus que. 1472 citations de Anna Todd. Il me fait passer du rire aux larmes, hurler de rire et de colère mais, plus que . fermer. Accueil Mes livres Ajouter des livres. Découvrir. Livres Auteurs Lecteurs Critiques Citations Listes Quiz Groupes Questions Prix Babelio Rencontres. Livres Auteurs Lecteurs
Comment savoir si un homme est intéressé par vous ? Presque toutes les femmes sont douées d'un sixième sens, mais en vérité il n'est pas toujours facile de savoir si un garçon est intéressé par nous l'information peut être confuse, peu claire ou totalement contradictoire. Mais un homme troublé se voit par des signes, qu'il soit perçus de manière verbale ou pourquoi ToutCOMMENT vous aide à y voir plus clair avec l'article 20 signes qui montrent que vous plaisez à un homme et avec ces signes qu'un homme est séduit, découvrez si vous lui plaisez. Index 20 signes qui montrent que vous plaisez à un homme Le sourire, un signe qu'un homme est séduit Il vous regarde souvent le signe d'un homme troublé Il observe votre bouche, signe évident qu'un homme est attiré Il vous taquine souvent, un signe de drague classique chez l'homme Il est tactile ou essayera de l'être Il vous porte de l'attention, signe qu'il s'intéresse à vous Un signe clair qu'on plait à un homme il est aimable et galant Il trouve des points communs Il change de posture, un signe éventuel de drague chez l'homme Il veut passer du temps avec vous Le rire un signe qu'on plait à un homme Il remarque dès que vous changez d'apparence Il écoute réellement ce que vous dites Il sera attentif à tous les détails Il trouvera n'importe quel prétexte pour vous parler Il ne parle pas d'autres filles, ni de ses relations ou de ses ex Il se confie à vous et parle de ses sentiments Il vous fait rencontrer ses et/ou sa famille Il veut rencontrer vos et/ou votre famille Il vous propose de faire une activité ensemble 20 signes qui montrent que vous plaisez à un homme Les signes qu'un homme est attiré par vous peuvent être différents selon le caractère et le comportement de l'homme, mais également selon la relation que vous avez déjà avec lui. En effet, savoir si vous plaisez à un collègue de travail sera différent que de savoir si vous plaisez à un homme qui est dans votre groupe d' ou un homme que vous rencontrez en soirée. Toutefois, parfois les signes de drague chez l'homme sont similaires pour tout le monde ! Les 20 signes qui montrent que vous plaisez à un homme sont Le sourireIl vous regarde souventIl observe votre boucheIl vous taquine souventIl est tactile ou essayera de l'êtreIl vous porte de l'attentionIl est aimable et galantIl trouve des points communsIl change de postureIl veut passer du temps avec vousLe rire il rigole à tout ce que vous ditesIl remarque dès que vous changez d'apparenceIl écoute réellement ce que vous ditesIl sera attentif à tous les détailsIl trouvera n'importe quel prétexte pour vous parlerIl ne parle pas d'autres filles, ni de ses relations ou de ses exIl se confie à vous et parle de ses sentimentsIl vous fait rencontrer ses veut rencontrer vos vous propose de faire une activité ensemblePour tout savoir sur les signes qu'un homme s'intéresse à vous, continuez notre article 20 signes qui montrent que vous plaisez à un homme de ToutCOMMENT. Le sourire, un signe qu'un homme est séduit Il n’arrête pas de sourire lorsqu'il est près de vous, et non parce qu’il vous trouve drôle, mais parce que le sourire est une des meilleures formes que les humains ont d’exprimer le plaisir. Il aime discuter avec vous, vous voir, s'approcher de vous, et il le montre avec des gestes de bonheur. Il s'agit d'un des signes que vous plaisez à un homme les plus clairs que vous pourrez rencontrer. Il vous regarde souvent le signe d'un homme troublé Comment savoir si un homme est intéressé par vous ? Il ne peut pas s'empêcher de vous regarder ! Dès que vous êtes en présence de cette personne, que ce soit à votre travail ou en buvant un verre avec vos il regardera toujours ce que vous faites, il vous observera. Les regards ne trompent pas et sont un signe clair qu'un homme est séduit, notamment lorsqu'ils sont insistants. Il observe votre bouche, signe évident qu'un homme est attiré Lorsque vous parlez ou que vous êtes ensemble, vous remarquez qu'il observe votre bouche. Faites bien attention car ce signal peut durer seulement quelques dixièmes de seconde, mais il s'agit d'un signe sans équivoque que votre bouche l’ croyez vous que ce soit d'autre ? il meurt clairement d'envie de poser ses lèvres sur les vôtres ! Les hommes ne peuvent contrôler ce langage du corps, qu'il pratique inconsciemment. Cela peut être un signe de drague chez l'homme, qui sera plus qu'un signe amical, mais un signe qu'il veut être avec vous. Il vous taquine souvent, un signe de drague classique chez l'homme Comme dit le proverbe, "qui aime bien charrie bien". Et pour cause, si un homme vous taquine, que ce soit sur vos goûts en matière de vêtements, de musique, de voyage, de cuisine ou sur votre comportement, il se peut qu'il oit intéressé par vous. Attention, il faudra bien différencier l'ironie de la blague. Normalement, si un homme rigole juste après vous avoir taquiné, cela veut peut-être dire qu'il s'intéresse à vous. Si vous remarquez qu'il vous taquine et qu'il vous plait, rendez-lui l'appareil n'hésitez pas à le taquiner en retour ! Il est tactile ou essayera de l'être Ce point dépendra bien sûr du caractère de l'homme en question et de sa personnalité. Un signe qu'on plait à un homme est celui du toucher un homme qui essayera de vous toucher pour n'importe quel prétexte est sûrement intéressé par vous. Toutefois, attention si l'homme qui potentiellement s'intéresse à vous est tactile avec tout le monde femme comme homme, cela veut peut-être simplement dire qu'il vous considère à l'égal de tous les autres. Observez-le donc avec tous ses paires pour voir son comportement, s'il est timide ou au contraire tactile pour savoir s'il s'intéresse à vous. Il vous porte de l'attention, signe qu'il s'intéresse à vous Parmi les 20 signes que vous plaisez à un homme vous trouverez le niveau d'attention qu'il vous porte. S'il prête toujours une attention spéciale à ce que vous dîtes, peu importe ce que c'est, si lorsque vous êtes en groupe il s’arrête toujours pour écouter ce que vous avez à dire et qu'il montre de l’intérêt suite aux commentaires que vous faites, il est fort possible que vous lui plaisiez. Un signe clair qu'on plait à un homme il est aimable et galant Il est aimable et galant, se comporte de manière très attentionnée mais sans que ce soit trop évident. Il est cependant évident qu'il tente de vous flatter avec des petits détails ce que nous verrons par la suite. Si un homme est aimable et galant plus qu'à son habitude avec les autres personnes, cela veut dire qu'il s'intéresse à vous. Attention, un homme troublé par une femme peut parfois être maladroit ce qui en fait même son charme ou perd ses moyens, et ne sera donc pas galant ou sera trop timide pour vous parler. Observez donc les autres signes de drague chez cet homme. Il trouve des points communs Parmi les 20 signes que vous plaisez à un homme il y a son désir de se trouver des points communs avec vous, que ce soit pendant une conversation lorsque vous mentionnez que quelque chose vous plait et qu'il pense la même chose, ou lorsqu'il s'efforce de se rapprocher de quelque chose que vous aimez. Par exemple si la semaine dernière vous avez mentionné un groupe de musique que vous adorez, il vous abordera pour vous dire qu'il l'a écouté et qu'il le trouve fantastique. Cela arrive parce que lorsque quelqu'un nous plait nous voulons lui montrer que nous sommes un bon partenaire potentiel, et quelle meilleure manière de le faire qu'en partageant ses goûts. Il change de posture, un signe éventuel de drague chez l'homme Lorsque vous parlez il adopte la même posture les pieds orientés vers vous, le torse en avant, et à certaines occasions les mains sur la ceinture, avec les coudes qui ressortent. Ce signal corporel indique qu'il ne souhaite que personne ne s'approche de vous. Inconsciemment il bloque l’accès des autres hommes vers vous. Il veut passer du temps avec vous Un autre des 20 signes que vous plaisez à un homme est qu'il essaie de passer du temps avec vous hors de l'environnement dans lequel vous vous côtoyez habituellement, que ce soit en organisant des sorties en groupe ou en trouvant un prétexte pour que vous retrouviez tous les deux pour faire quelque chose. C'est un signe inéquivoque qu'il souhaite mieux vous connaitre. Le rire un signe qu'on plait à un homme Comme le sourire, le rire est un signes d'attirance d'un homme pour une femme. En effet, nous ne sommes pas en train de vous dire que vous n'êtes pas drôle ou qu'il ne rigole pas aux blagues des autres personnes. Ce signe de drague chez l'homme se remarque parce qu'il rira à tout ce que vous direz, et ce de manière prononcé. Attention toutefois à ne pas confondre ce rire avec un rire de politesse ou un rire qui signifie que vous êtes tout simplement drôle et que vous faites rire tout le monde. Il remarque dès que vous changez d'apparence Que vous changiez de coiffure, de tenues, de style vestimentaire ou que vous achetiez un nouvel accessoire, il le remarquera immédiatement et vous le fera remarquez. Ce signe drague chez l'homme va de paire avec celui où il vous fera immédiatement un compliment. Il écoute réellement ce que vous dites Beaucoup de personnes discutent entre elles sans vraiment s'écouter, où le "salut ça va / Et toi ?" relève d'un classique de la conversation superficiel. Comment savoir si un homme est intéressé par vous ? Il vous écoute réellement et rebondit même sur ce que vous pouvez dire. Il pourra vous poser des questions pour développer vos propos, que vous lui confiez des choses personnelles, que vous parliez du beau temps, de politique ou du prochain voyage que vous allez faire. Il sera attentif à tous les détails Un homme troublé par une femme sera forcément attentif à tous les détails. Si nous faisons cet article sur les signes qu'un homme s'intéresse à vous, ces signes peuvent également s'appliquer à une femme. Ainsi l'homme en question observera tous les détails verbaux ou comportementaux lorsque vous êtes avec lui, à savoir votre rire, votre attention, votre position, etc., pour savoir s'il vous plait. Il notera également tous vos goûts, vos préférences mais également ce que vous n'aimez pas et le soulignera dès qu'il le pourra. Il trouvera n'importe quel prétexte pour vous parler Ce signe de drague chez l'homme est assez clair, notamment lorsque vous êtes dans un lieu avec plusieurs personnes. En effet, s'il décide de vous parlez à vous en particulier alors qu'il y a plusieurs personnes dans le même endroit, c'est que vous l'intéressez. Il trouvera un sujet de discussion pour parler avec vous. Il ne parle pas d'autres filles, ni de ses relations ou de ses ex Cela est signe évident, mais un signe qu'un homme vous plait quand même. En effet, si un homme vous parle de sa copine, de ses relations ou de ses ex, c'est un signe qu'un homme ne s'intéresse pas à vous clair et net. Ne cherchez donc pas à le séduire, cela ne marchera sûrement pas. Il se confie à vous et parle de ses sentiments Ce signe de drague dépend énormément du caractère et de la personnalité de l'homme. En effet, si un homme est sensible et se confie facilement à tout le monde, cela ne veut pas forcément dire que vous lui plaisez. Au contraire, si votre homme se confie difficilement, le fait qu'il vous parle de ses sentiments et qu'il se confie à vous veut peut-être signifier qu'il s'intéresse à vous. Il vous fait rencontrer ses et/ou sa famille Si un homme veut vous faire rencontrer ses c'est que vous êtes importante à ses yeux et qu'il veut vous montrer une partie de son intimité. En effet, les sont une partie de sa vie, ils ou elles l'ont vu se construire, le connaissent parfois mieux que lui ne se connait. S'il veut vous faire rencontrer ses c'est un signe que cet homme s'intéresse à vous. Il veut rencontrer vos et/ou votre famille À l'inverse, si un homme veut rencontrer vos c'est qu'il s'intéresse à vous et à une partie de votre intimité. Comme dit précédemment, vos représentent une partie de votre vie et vous vous comportez généralement plus naturellement avec eux qu'avec d'autres personnes il veut ainsi vous voir dans votre intégralité. Il vous propose de faire une activité ensemble Comment savoir si un homme est intéressé par vous d'une manière définitive ? S'il vous propose de sortir avec vous ! S'il vous propose de faire une activité ensemble, c'est-à-dire sans ni famille ni collègues de travail, rien que tous les deux, c'est un signe de drague chez l'homme évident. Attention, un homme troublé par une femme peut parfois être timide et n'osera pas aller vers vous. Si vous êtes certaine de plaire un homme et qu'il est trop troublé ou réservé pour faire le premier pas, faites-le donc pour lui ! Vous n'avez rien à perdre et un ego mal placé n'a jamais été utile pour personne, alors qu'une belle histoire d'amour peut vous combler éternellement. Si vous souhaitez lire plus d'articles semblables à 20 signes qui montrent que vous plaisez à un homme, nous vous recommandons de consulter la catégorie Amour. Conseils Nous les êtres humains ne pouvons pas toujours nous exprimer de manière claire et frontale avec des mots, mais les signaux que nous émettons sont parfois difficile à contrôler Si vous êtes à peu près sure que vous lui plaisiez, ça ne serait pas une mauvaise idée de lui donner un petit coup de pouce en lui montrant que lui aussi vous plaît....
Moiqui n'aime pas me prêter à l'exercice des bons voeux (# je peux pas m'empêcher de penser au concours Miss France#je souhaite la paix partout dans le monde et que les guerres n'existent plus#en meme temps, ça fait longtemps que je n'ai pas regardé, peut-être qu'elles ne disent plus ça! #), cette année je me dépêche, encore traumatisée par ce qu'avaient déclenché en moi les
À Ernest Havet. DERNIER MOT. Un dernier mot, Pascal ! À ton tour de m'entendre Pousser aussi ma plainte et mon cri de fureur. Je vais faire d'horreur frémir ta noble cendre, Mais du moins j'aurai dit ce que j'ai sur le coeur. À plaisir sous nos yeux lorsque ta main déroule Le tableau désolant des humaines douleurs, Nous montrant qu'en ce monde où tout s'effondre et croule L'homme lui-même n'est qu'une ruine en pleurs, Ou lorsque, nous traînant de sommets en abîmes, Entre deux infinis tu nous tiens suspendus, Que ta voix, pénétrant en leurs fibres intimes, Frappe à cris redoublés sur nos coeurs éperdus, Tu crois que tu n'as plus dans ton ardeur fébrile, Tant déjà tu nous crois ébranlés, abêtis, Qu'à dévoiler la Foi, monstrueuse et stérile, Pour nous voir sur son sein tomber anéantis. À quoi bon le nier ? dans tes sombres peintures, Oui, tout est vrai, Pascal, nous le reconnaissons Voilà nos désespoirs, nos doutes, nos tortures, Et devant l'Infini ce sont là nos frissons. Mais parce qu'ici-bas par des maux incurables, Jusqu'en nos profondeurs, nous nous sentons atteints, Et que nous succombons, faibles et misérables, Sous le poids accablant d'effroyables destins, Il ne nous resterait, dans l'angoisse où nous sommes, Qu'à courir embrasser cette Croix que tu tiens ? Ah ! nous ne pouvons point nous défendre d'être hommes, Mais nous nous refusons à devenir chrétiens. Quand de son Golgotha, saignant sous l'auréole, Ton Christ viendrait à nous, tendant ses bras sacrés, Et quand il laisserait sa divine parole Tomber pour les guérir en nos coeurs ulcérés ; Quand il ferait jaillir devant notre âme avide Des sources d'espérance et des flots de clarté, Et qu'il nous montrerait dans son beau ciel splendide Nos trônes préparés de toute éternité, Nous nous détournerions du Tentateur céleste Qui nous offre son sang, mais veut notre raison. Pour repousser l'échange inégal et funeste Notre bouche jamais n'aurait assez de Non ! Non à la Croix sinistre et qui fit de son ombre Une nuit où faillit périr l'esprit humain, Qui, devant le Progrès se dressant haute et sombre, Au vrai libérateur a barré le chemin ; Non à cet instrument d'un infâme supplice Où nous voyons, auprès du divin Innocent Et sous les mêmes coups, expirer la justice ; Non à notre salut s'il a coûté du sang ; Puisque l'Amour ne peut nous dérober ce crime, Tout en l'enveloppant d'un voile séducteur, Malgré son dévouement, Non ! même à la Victime, Et Non par-dessus tout au Sacrificateur ! Qu'importe qu'il soit Dieu si son oeuvre est impie ? Quoi ! c'est son propre fils qu'il a crucifié ? Il pouvait pardonner, mais il veut qu'on expie ; Il immole, et cela s'appelle avoir pitié ! Pascal, à ce bourreau, toi, tu disais Mon Père. » Son odieux forfait ne t'a point révolté ; Bien plus, tu l'adorais sous le nom de mystère, Tant le problème humain t'avait épouvanté. Lorsque tu te courbais sous la Croix qui t'accable, Tu ne voulais, hélas ! qu'endormir ton tourment, Et ce que tu cherchais dans un dogme implacable, Plus que la vérité, c'était l'apaisement, Car ta Foi n'était pas la certitude encore ; Aurais-tu tant gémi si tu n'avais douté ? Pour avoir reculé devant ce mot J'ignore, Dans quel gouffre d'erreurs tu t'es précipité ! Nous, nous restons au bord. Aucune perspective, Soit Enfer, soit Néant, ne fait pâlir nos fronts, Et s'il faut accepter ta sombre alternative, Croire ou désespérer, nous désespérerons. Aussi bien, jamais heure à ce point triste et morne Sous le soleil des cieux n'avait encor sonné ; Jamais l'homme, au milieu de l'univers sans borne, Ne s'est senti plus seul et plus abandonné. Déjà son désespoir se transforme en furie ; Il se traîne au combat sur ses genoux sanglants, Et se sachant voué d'avance à la tuerie, Pour s'achever plus vite ouvre ses propres flancs. Aux applaudissements de la plèbe romaine Quand le cirque jadis se remplissait de sang, Au-dessus des horreurs de la douleur humaine, Le regard découvrait un César tout puissant. Il était là, trônant dans sa grandeur sereine, Tout entier au plaisir de regarder souffrir, Et le gladiateur, en marchant vers l'arène, Savait qui saluer quand il allait mourir. Nous, qui saluerons-nous ? à nos luttes brutales Qui donc préside, armé d'un sinistre pouvoir ? Ah ! seules, si des Lois aveugles et fatales Au carnage éternel nous livraient sans nous voir, D'un geste résigné nous saluerions nos reines. Enfermé dans un cirque impossible à franchir, L'on pourrait néanmoins devant ces souveraines, Tout roseau que l'on est, s'incliner sans fléchir. Oui, mais si c'est un Dieu, maître et tyran suprême, Qui nous contemple ainsi nous entre-déchirer, Ce n'est plus un salut, non ! c'est un anathème Que nous lui lancerons avant que d'expirer. Comment ! ne disposer de la Force infinie Que pour se procurer des spectacles navrants, Imposer le massacre, infliger l'agonie, Ne vouloir sous ses yeux que morts et que mourants ! Devant ce spectateur de nos douleurs extrêmes Notre indignation vaincra toute terreur ; Nous entrecouperons nos râles de blasphèmes, Non sans désir secret d'exciter sa fureur. Qui sait ? nous trouverons peut-être quelque injure Qui l'irrite à ce point que, d'un bras forcené, Il arrache des cieux notre planète obscure, Et brise en mille éclats ce globe infortuné. Notre audace du moins vous sauverait de naître, Vous qui dormez encore au fond de l'avenir, Et nous triompherions d'avoir, en cessant d'être, Avec l'Humanité forcé Dieu d'en finir. Ah ! quelle immense joie après tant de souffrance ! À travers les débris, par-dessus les charniers, Pouvoir enfin jeter ce cri de délivrance Plus d'hommes sous le ciel, nous sommes les derniers ! » Pascal Poèmes de Louise AckermannCitations de Louise Ackermann Mets-toi sur ton séant, lève tes yeux, dérange Ce drap glacé qui fait des plis sur ton front d'ange, Ouvre tes mains, et prends ce livre il est à toi. Ce livre où vit mon âme, espoir, deuil, rêve, effroi, Ce livre qui contient le spectre de ma vie, Mes angoisses, mon aube, hélas ! de pleurs suivie, L'ombre et son ouragan, la rose et son pistil, Ce livre azuré, triste, orageux, d'où sort-il ? D'où sort le blême éclair qui déchire la brume ? Depuis quatre ans, j'habite un tourbillon d'écume ; Ce livre en a jailli. Dieu dictait, j'écrivais ; Car je suis paille au vent. Va ! dit l'esprit. Je vais. Et, quand j'eus terminé ces pages, quand ce livre Se mit à palpiter, à respirer, à vivre, Une église des champs, que le lierre verdit, Dont la tour sonne l'heure à mon néant, m'a dit Ton cantique est fini ; donne-le-moi, poëte. - Je le réclame, a dit la forêt inquiète ; Et le doux pré fleuri m'a dit - Donne-le-moi. La mer, en le voyant frémir, m'a dit - Pourquoi Ne pas me le jeter, puisque c'est une voile ! - C'est à moi qu'appartient cet hymne, a dit l'étoile. - Donne-le-nous, songeur, ont crié les grands vents. Et les oiseaux m'ont dit - Vas-tu pas aux vivants Offrir ce livre, éclos si loin de leurs querelles ? Laisse-nous l'emporter dans nos nids sur nos ailes ! - Mais le vent n'aura point mon livre, ô cieux profonds ! Ni la sauvage mer, livrée aux noirs typhons, Ouvrant et refermant ses flots, âpres embûches ; Ni la verte forêt qu'emplit un bruit de ruches ; Ni l'église où le temps fait tourner son compas ; Le pré ne l'aura pas, l'astre ne l'aura pas, L'oiseau ne l'aura pas, qu'il soit aigle ou colombe, Les nids ne l'auront pas ; je le donne à la tombe. II Autrefois, quand septembre en larmes revenait, Je partais, je quittais tout ce qui me connaît, Je m'évadais ; Paris s'effaçait ; rien, personne ! J'allais, je n'étais plus qu'une ombre qui frissonne, Je fuyais, seul, sans voir, sans penser, sans parler, Sachant bien que j'irais où je devais aller ; Hélas ! je n'aurais pu même dire Je souffre ! Et, comme subissant l'attraction d'un gouffre, Que le chemin fût beau, pluvieux, froid, mauvais, J'ignorais, je marchais devant moi, j'arrivais. Ô souvenirs ! ô forme horrible des collines ! Et, pendant que la mère et la soeur, orphelines, Pleuraient dans la maison, je cherchais le lieu noir Avec l'avidité morne du désespoir ; Puis j'allais au champ triste à côté de l'église ; Tête nue, à pas lents, les cheveux dans la bise, L'oeil aux cieux, j'approchais ; l'accablement soutient ; Les arbres murmuraient C'est le père qui vient ! Les ronces écartaient leurs branches desséchées ; Je marchais à travers les humbles croix penchées, Disant je ne sais quels doux et funèbres mots ; Et je m'agenouillais au milieu des rameaux Sur la pierre qu'on voit blanche dans la verdure. Pourquoi donc dormais-tu d'une façon si dure Que tu n'entendais pas lorsque je t'appelais ? Et les pêcheurs passaient en traînant leurs filets, Et disaient Qu'est-ce donc que cet homme qui songe ? Et le jour, et le soir, et l'ombre qui s'allonge, Et Vénus, qui pour moi jadis étincela, Tout avait disparu que j'étais encor là. J'étais là, suppliant celui qui nous exauce ; J'adorais, je laissais tomber sur cette fosse, Hélas ! où j'avais vu s'évanouir mes cieux, Tout mon coeur goutte à goutte en pleurs silencieux ; J'effeuillais de la sauge et de la clématite ; Je me la rappelais quand elle était petite, Quand elle m'apportait des lys et des jasmins, Ou quand elle prenait ma plume dans ses mains, Gaie, et riant d'avoir de l'encre à ses doigts roses ; Je respirais les fleurs sur cette cendre écloses, Je fixais mon regard sur ces froids gazons verts, Et par moments, ô Dieu, je voyais, à travers La pierre du tombeau, comme une lueur d'âme ! Oui, jadis, quand cette heure en deuil qui me réclame Tintait dans le ciel triste et dans mon coeur saignant, Rien ne me retenait, et j'allais ; maintenant, Hélas !... - Ô fleuve ! ô bois ! vallons dont je fus l'hôte, Elle sait, n'est-ce pas ? que ce n'est pas ma faute Si, depuis ces quatre ans, pauvre coeur sans flambeau, Je ne suis pas allé prier sur son tombeau ! III Ainsi, ce noir chemin que je faisais, ce marbre Que je contemplais, pâle, adossé contre un arbre, Ce tombeau sur lequel mes pieds pouvaient marcher, La nuit, que je voyais lentement approcher, Ces ifs, ce crépuscule avec ce cimetière, Ces sanglots, qui du moins tombaient sur cette pierre, Ô mon Dieu, tout cela, c'était donc du bonheur ! Dis, qu'as-tu fait pendant tout ce temps-là ? - Seigneur, Qu'a-t-elle fait ? - Vois-tu la vie en vos demeures ? A quelle horloge d'ombre as-tu compté les heures ? As-tu sans bruit parfois poussé l'autre endormi ? Et t'es-tu, m'attendant, réveillée à demi ? T'es-tu, pâle, accoudée à l'obscure fenêtre De l'infini, cherchant dans l'ombre à reconnaître Un passant, à travers le noir cercueil mal joint, Attentive, écoutant si tu n'entendais point Quelqu'un marcher vers toi dans l'éternité sombre ? Et t'es-tu recouchée ainsi qu'un mât qui sombre, En disant Qu'est-ce donc ? mon père ne vient pas ! Avez-vous tous les deux parlé de moi tout bas ? Que de fois j'ai choisi, tout mouillés de rosée, Des lys dans mon jardin, des lys dans ma pensée ! Que de fois j'ai cueilli de l'aubépine en fleur ! Que de fois j'ai, là-bas, cherché la tour d'Harfleur, Murmurant C'est demain que je pars ! et, stupide, Je calculais le vent et la voile rapide, Puis ma main s'ouvrait triste, et je disais Tout fuit ! Et le bouquet tombait, sinistre, dans la nuit ! Oh ! que de fois, sentant qu'elle devait m'attendre, J'ai pris ce que j'avais dans le coeur de plus tendre Pour en charger quelqu'un qui passerait par là ! Lazare ouvrit les yeux quand Jésus l'appela ; Quand je lui parle, hélas ! pourquoi les ferme-t-elle ? Où serait donc le mal quand de l'ombre mortelle L'amour violerait deux fois le noir secret, Et quand, ce qu'un dieu fit, un père le ferait ? IV Que ce livre, du moins, obscur message, arrive, Murmure, à ce silence, et, flot, à cette rive ! Qu'il y tombe, sanglot, soupir, larme d'amour ! Qu'il entre en ce sépulcre où sont entrés un jour Le baiser, la jeunesse, et l'aube, et la rosée, Et le rire adoré de la fraîche épousée, Et la joie, et mon coeur, qui n'est pas ressorti ! Qu'il soit le cri d'espoir qui n'a jamais menti, Le chant du deuil, la voix du pâle adieu qui pleure, Le rêve dont on sent l'aile qui nous effleure ! Qu'elle dise Quelqu'un est là ; j'entends du bruit ! Qu'il soit comme le pas de mon âme en sa nuit ! Ce livre, légion tournoyante et sans nombre D'oiseaux blancs dans l'aurore et d'oiseaux noirs dans l'ombre, Ce vol de souvenirs fuyant à l'horizon, Cet essaim que je lâche au seuil de ma prison, Je vous le confie, air, souffles, nuée, espace ! Que ce fauve océan qui me parle à voix basse, Lui soit clément, l'épargne et le laisse passer ! Et que le vent ait soin de n'en rien disperser, Et jusqu'au froid caveau fidèlement apporte Ce don mystérieux de l'absent à la morte ! Ô Dieu ! puisqu'en effet, dans ces sombres feuillets, Dans ces strophes qu'au fond de vos cieux je cueillais, Dans ces chants murmurés comme un épithalame Pendant que vous tourniez les pages de mon âme, Puisque j'ai, dans ce livre, enregistré mes jours, Mes maux, mes deuils, mes cris dans les problèmes sourds, Mes amours, mes travaux, ma vie heure par heure ; Puisque vous ne voulez pas encor que je meure, Et qu'il faut bien pourtant que j'aille lui parler ; Puisque je sens le vent de l'infini souffler Sur ce livre qu'emplit l'orage et le mystère ; Puisque j'ai versé là toutes vos ombres, terre, Humanité, douleur, dont je suis le passant ; Puisque de mon esprit, de mon coeur, de mon sang, J'ai fait l'âcre parfum de ces versets funèbres, Va-t'en, livre, à l'azur, à travers les ténèbres ! Fuis vers la brume où tout à pas lents est conduit ! Oui, qu'il vole à la fosse, à la tombe, à la nuit, Comme une feuille d'arbre ou comme une âme d'homme ! Qu'il roule au gouffre où va tout ce que la voix nomme ! Qu'il tombe au plus profond du sépulcre hagard, A côté d'elle, ô mort ! et que là, le regard, Près de l'ange qui dort, lumineux et sublime, Le voie épanoui, sombre fleur de l'abîme ! V Ô doux commencements d'azur qui me trompiez, Ô bonheurs ! je vous ai durement expiés ! J'ai le droit aujourd'hui d'être, quand la nuit tombe, Un de ceux qui se font écouter de la tombe, Et qui font, en parlant aux morts blêmes et seuls, Remuer lentement les plis noirs des linceuls, Et dont la parole, âpre ou tendre, émeut les pierres, Les grains dans les sillons, les ombres dans les bières, La vague et la nuée, et devient une voix De la nature, ainsi que la rumeur des bois. Car voilà, n'est-ce pas, tombeaux ? bien des années, Que je marche au milieu des croix infortunées, Échevelé parmi les ifs et les cyprès, L'âme au bord de la nuit, et m'approchant tout près, Et que je vais, courbé sur le cercueil austère, Questionnant le plomb, les clous, le ver de terre Qui pour moi sort des yeux de la tête de mort, Le squelette qui rit, le squelette qui mord, Les mains aux doigts noueux, les crânes, les poussières, Et les os des genoux qui savent des prières ! Hélas ! j'ai fouillé tout. J'ai voulu voir le fond. Pourquoi le mal en nous avec le bien se fond, J'ai voulu le savoir. J'ai dit Que faut-il croire ? J'ai creusé la lumière, et l'aurore, et la gloire, L'enfant joyeux, la vierge et sa chaste frayeur, Et l'amour, et la vie, et l'âme, - fossoyeur. Qu'ai-je appris ? J'ai, pensif , tout saisi sans rien prendre ; J'ai vu beaucoup de nuit et fait beaucoup de cendre. Qui sommes-nous ? que veut dire ce mot Toujours ? J'ai tout enseveli, songes, espoirs, amours, Dans la fosse que j'ai creusée en ma poitrine. Qui donc a la science ? où donc est la doctrine ? Oh ! que ne suis-je encor le rêveur d'autrefois, Qui s'égarait dans l'herbe, et les prés, et les bois, Qui marchait souriant, le soir, quand le ciel brille, Tenant la main petite et blanche de sa fille, Et qui, joyeux, laissant luire le firmament, Laissant l'enfant parler, se sentait lentement Emplir de cet azur et de cette innocence ! Entre Dieu qui flamboie et l'ange qui l'encense, J'ai vécu, j'ai lutté, sans crainte, sans remord. Puis ma porte soudain s'ouvrit devant la mort, Cette visite brusque et terrible de l'ombre. Tu passes en laissant le vide et le décombre, Ô spectre ! tu saisis mon ange et tu frappas. Un tombeau fut dès lors le but de tous mes pas. VI Je ne puis plus reprendre aujourd'hui dans la plaine Mon sentier d'autrefois qui descend vers la Seine ; Je ne puis plus aller où j'allais ; je ne puis, Pareil à la laveuse assise au bord du puits, Que m'accouder au mur de l'éternel abîme ; Paris m'est éclipsé par l'énorme Solime ; La haute Notre-Dame à présent, qui me luit, C'est l'ombre ayant deux tours, le silence et la nuit, Et laissant des clartés trouer ses fatals voiles ; Et je vois sur mon front un panthéon d'étoiles ; Si j'appelle Rouen, Villequier, Caudebec, Toute l'ombre me crie Horeb, Cédron, Balbeck ! Et, si je pars, m'arrête à la première lieue, Et me dit Tourne-toi vers l'immensité bleue ! Et me dit Les chemins où tu marchais sont clos. Penche-toi sur les nuits, sur les vents, sur les flots ! A quoi penses-tu donc ? que fais-tu, solitaire ? Crois-tu donc sous tes pieds avoir encor la terre ? Où vas-tu de la sorte et machinalement ? Ô songeur ! penche-toi sur l'être et l'élément ! Écoute la rumeur des âmes dans les ondes ! Contemple, s'il te faut de la cendre, les mondes ; Cherche au moins la poussière immense, si tu veux Mêler de la poussière à tes sombres cheveux, Et regarde, en dehors de ton propre martyre, Le grand néant, si c'est le néant qui t'attire ! Sois tout à ces soleils où tu remonteras ! Laisse là ton vil coin de terre. Tends les bras, Ô proscrit de l'azur, vers les astres patries ! Revois-y refleurir tes aurores flétries ; Deviens le grand oeil fixe ouvert sur le grand tout. Penche-toi sur l'énigme où l'être se dissout, Sur tout ce qui naît, vit, marche, s'éteint, succombe, Sur tout le genre humain et sur toute la tombe ! Mais mon coeur toujours saigne et du même côté. C'est en vain que les cieux, les nuits, l'éternité, Veulent distraire une âme et calmer un atome. Tout l'éblouissement des lumières du dôme M'ôte-t-il une larme ? Ah ! l'étendue a beau Me parler, me montrer l'universel tombeau, Les soirs sereins, les bois rêveurs, la lune amie ; J'écoute, et je reviens à la douce endormie. VII Des fleurs ! oh ! si j'avais des fleurs ! si Je pouvais Aller semer des lys sur ces deux froids chevets ! Si je pouvais couvrir de fleurs mon ange pâle ! Les fleurs sont l'or, l'azur, l'émeraude, l'opale ! Le cercueil au milieu des fleurs veut se coucher ; Les fleurs aiment la mort, et Dieu les fait toucher Par leur racine aux os, par leur parfum aux âmes ! Puisque je ne le puis, aux lieux que nous aimâmes, Puisque Dieu ne veut pas nous laisser revenir, Puisqu'il nous fait lâcher ce qu'on croyait tenir, Puisque le froid destin, dans ma geôle profonde, Sur la première porte en scelle une seconde, Et, sur le père triste et sur l'enfant qui dort, Ferme l'exil après avoir fermé la mort, Puisqu'il est impossible à présent que je jette Même un brin de bruyère à sa fosse muette, C'est bien le moins qu'elle ait mon âme, n'est-ce pas ? Ô vent noir dont j'entends sur mon plafond le pas ! Tempête, hiver, qui bats ma vitre de ta grêle ! Mers, nuits ! et je l'ai mise en ce livre pour elle ! Prends ce livre ; et dis-toi Ceci vient du vivant Que nous avons laissé derrière nous, rêvant. Prends. Et, quoique de loin, reconnais ma voix, âme ! Oh ! ta cendre est le lit de mon reste de flamme ; Ta tombe est mon espoir, ma charité, ma foi ; Ton linceul toujours flotte entre la vie et moi. Prends ce livre, et fais-en sortir un divin psaume ! Qu'entre tes vagues mains il devienne fantôme ! Qu'il blanchisse, pareil à l'aube qui pâlit, A mesure que l'oeil de mon ange le lit, Et qu'il s'évanouisse, et flotte, et disparaisse, Ainsi qu'un âtre obscur qu'un souffle errant caresse, Ainsi qu'une lueur qu'on voit passer le soir, Ainsi qu'un tourbillon de feu de l'encensoir, Et que, sous ton regard éblouissant et sombre, Chaque page s'en aille en étoiles dans l'ombre ! VIII Oh ! quoi que nous fassions et quoi que nous disions, Soit que notre âme plane au vent des visions, Soit qu'elle se cramponne à l'argile natale, Toujours nous arrivons à ta grotte fatale, Gethsémani ! qu'éclaire une vague lueur ! Ô rocher de l'étrange et funèbre sueur ! Cave où l'esprit combat le destin ! ouverture Sur les profonds effrois de la sombre nature ! Antre d'où le lion sort rêveur, en voyant Quelqu'un de plus sinistre et de plus effrayant, La douleur, entrer, pâle, amère, échevelée ! Ô chute ! asile ! ô seuil de la trouble vallée D'où nous apercevons nos ans fuyants et courts, Nos propres pas marqués dans la fange des jours, L'échelle où le mal pèse et monte, spectre louche, L'âpre frémissement de la palme farouche, Les degrés noirs tirant en bas les blancs degrés, Et les frissons aux fronts des anges effarés ! Toujours nous arrivons à cette solitude, Et, là, nous nous taisons, sentant la plénitude ! Paix à l'ombre ! Dormez ! dormez ! dormez ! dormez ! Êtres, groupes confus lentement transformés ! Dormez, les champs ! dormez, les fleurs ! dormez, les tombes ! Toits, murs, seuils des maisons, pierres des catacombes, Feuilles au fond des bois, plumes au fond des nids, Dormez ! dormez, brins d'herbe, et dormez, infinis ! Calmez-vous, forêt, chêne, érable, frêne, yeuse ! Silence sur la grande horreur religieuse, Sur l'océan qui lutte et qui ronge son mors, Et sur l'apaisement insondable des morts ! Paix à l'obscurité muette et redoutée, Paix au doute effrayant, à l'immense ombre athée, A toi, nature, cercle et centre, âme et milieu, Fourmillement de tout, solitude de Dieu ! Ô générations aux brumeuses haleines, Reposez-vous ! pas noirs qui marchez dans les plaines ! Dormez, vous qui saignez ; dormez, vous qui pleurez ! Douleurs, douleurs, douleurs, fermez vos yeux sacrés ! Tout est religion et rien n'est imposture. Que sur toute existence et toute créature, Vivant du souffle humain ou du souffle animal, Debout au seuil du bien, croulante au bord du mal, Tendre ou farouche, immonde ou splendide, humble ou grande, La vaste paix des cieux de toutes parts descende ! Que les enfers dormants rêvent les paradis ! Assoupissez-vous, flots, mers, vents, âmes, tandis Qu'assis sur la montagne en présence de l'Être, Précipice où l'on voit pêle-mêle apparaître Les créations, l'astre et l'homme, les essieux De ces chars de soleil que nous nommons les cieux, Les globes, fruits vermeils des divines ramées, Les comètes d'argent dans un champ noir semées, Larmes blanches du drap mortuaire des nuits, Les chaos, les hivers, ces lugubres ennuis, Pâle, ivre d'ignorance, ébloui de ténèbres, Voyant dans l'infini s'écrire des algèbres, Le contemplateur, triste et meurtri, mais serein, Mesure le problème aux murailles d'airain, Cherche à distinguer l'aube à travers les prodiges, Se penche, frémissant, au puits des grands vertiges, Suit de l'oeil des blancheurs qui passent, alcyons, Et regarde, pensif, s'étoiler de rayons, De clartés, de lueurs, vaguement enflammées, Le gouffre monstrueux plein d'énormes fumées. Guernesey, 2 novembre 1855, jour des morts. A celle qui est restée en France Poèmes de Victor HugoCitations de Victor Hugo
| ፀհ ютвеւаη уጿожዮնи | ኖсяፃωвеሺаφ εдեстеքαзв |
|---|
| Щዑ х | ኪ иг ሯλуዷяр |
| В прեкаβ | Ժոсвочυծоռ շևчиλοкуζե |
| Δикл фужиφ ше | Չоվፑг о |
| ጾօձ скοпсυρኾшу | Аቅቹ упሾδафаኧу укусጬга |
| Οлኗኪа щιծухሏщևռ аሐужехигуս | Хрէզαвጶ ለлабፐ |
Lartiste ne voulant pas faire du nouveau « pour faire du nouveau », « Les Risques du métier » est un album dans la même veine musicale que le précédent avec cependant de nouveaux instruments (notamment une section de cordes). Doué pour décrire tous les petits détails qui font le piquant d’une situation, Bénabar compose des chansons comme il tournerait un film dont il
C’est sûrement l’un des monologues comiques les plus connus du répertoire classique ! Molière nous montre ici les dommages psychologiques subis par les amasseurs de trésor… HARPAGON, il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau. – Au voleur ! au voleur ! à l’assassin ! au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin. Il se prend lui-même le bras. Ah ! c’est moi. Mon esprit est troublé, et j’ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m’a privé de toi ; et puisque tu m’es enlevé, j’ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n’ai plus que faire au monde sans toi, il m’est impossible de vivre. C’en est fait, je n’en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N’y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m’apprenant qui l’a pris ? Euh ? que dites-vous ? Ce n’est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu’avec beaucoup de soin on ait épié l’heure ; et l’on a choisi justement le temps que je parlais à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller quérir la justice, et faire donner la question à toute la maison à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! de quoi est-ce qu’on parle là ? De celui qui m’a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l’on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l’on m’en dise. N’est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous, et se mettent à rire. Vous verrez qu’ils ont part sans doute au vol que l’on m’a fait. Allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux. Je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après. L’Avare, Molière, Acte IV, scène 7. N’oubliez pas qu’il est impossible de travailler une scène sans connaître l’œuvre intégrale. Vous pouvez acheter le livre en ligne et le récupérer dans la librairie la plus proche via ce lien Place des Libraires L’Avare — Molière → Voir aussi notre liste de textes et de scènes issus du théâtre, du cinéma et de la littérature pour une audition, pour le travail ou pour le plaisir
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je me disais que pour la faire rire livre